• Il y a peu, j'ai pris une grave décision.

    J'ai rejoint les parias de l'amour. Les lépreux de la relation intime. Les frustrés du couple.

     

    Je me suis inscrite sur un site de rencontre.

    J'ai touché le fond les amis. Après avoir vendu mon âme de jeune Diplômée au diable Pôle Emploi, me voici en prostituée de l'Internet Mondial. Comme une marchandise online en libre service.

    Comment en suis-je arrivée là me direz vous alors qu'il y a peu je claironnais que j'étais épanouie seule, que je n'avais ABSOLUMENT PAS besoin d'un homme et que le temps laissé libre depuis le départ de mes copines les galipettes, je le consacrais avec un plaisir non dissimulé à ma petite personne ?

     

    En réalité, il y a eu un avant/après Kameesh. Ou Kamich. Voire Camish. Mais on s'en contre fiche de toute façon. D'ailleurs pour préserver son anonymat, nous l'appelerons K.

     

    J'ai connu ce jeune K. dans de sombres conditions. Resituons l'action voulez vous. En ce début de mois glacial, je confiais à ma soeur, que nous nommerons J, éprouver un début de manque évident de mâle, une carence en testostérone, un déficit en attention, en complicité, en tendresse...et en bien d'autres choses que la bienséance m'empêche de développer ici.

    Une conversation banale entre soeurs, somme toute, que je pensais sans conséquence. Erreur ma grande, t'aurais déjà du te méfier du sourire entendu de ton interlocutrice, persuadée depuis quelques temps que, selon l'expression familiale consacrée, je me voile la fesse. Très classe chez nous.

    Alors la belle a décidé de me dénicher un cadeau de Noel à propos, en avance, c'était K. et il ne lui manquait que le ruban. Le design n'était pas mauvais mais le produit n'était pas assez étudié pour son utilisatrice. Voilà donc ce que j'ai suggéré à ma bienveillante donnatrice lorsqu'elle m'a annoncé la bouche en coeur, à l'autre du fil, détenir la perle rare.

     

    Depuis, je suis sous le choc. Je n'ose croire que J, institutrice respectable de son état, en vienne à jouer les mères maquerelles pour sauver sa soeur de la détresse d'une vie solo, promise à un avenir d'éleveuse de chèvres dans le Larzac.

    Cependant, après une telle démonstration d'amour sororal, je me devais de ne pas la décevoir. Surtout que j'avais intégré que seuls mon sens critique et mes hormones s'avèreraient aptes à me trouver un nouveau compagnon digne de ce nom.

     

    Donc me voici plus que jamais en cyber gibier pour chasseur de minettes. Je vous dirai ce qu'il en sera, si toutefois vous seriez intéressés.

    Voilà, c'est reparti, je crois bien que je suis de nouveau sur le marché.

     


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